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Le Presbytère fût construit à la fin du 19ème siècle (1875). Agrandi en 1910, ce qui lui a donné son allure actuelle. Telle fût sa vocation jusqu'en 1979.

Les 2 premières personnes qui partirent de St-Alexandre en 1866 furent Tom Fox et Ignace Nadeau. Tom Fox, immigrant d'origine irlandaise, avait 35 ans et Ignace une vingtaine d'années.

 
Les dames arrivèrent en 1868 et madame Fox, née Adelaïde Bérubé est la première à avoir traversé la route (sentier, devrait-on dire) à pieds (24 milles) accompagnée de la vache reçue en dot de son père Norbert Bérubé. Il y avait autrefois une coutume qui voulait que les gens seuls se "donnaient" pour le gîte et le couvert. C'est ce que madame Fox voulut faire suite au décès de son mari. Comme cela se passait sur "le perron de l'église", Thomas Nadeau qui avait été "élevé" par cette dame à cause de la grippe espagnole, lui a épargné cette humiliation en l'achetant pour 5,00 $ (source : Gaston et Raymonde Nadeau, petit-fils et petite-fille de Thomas)
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On construisit en 1875 une chapelle et une résidence pour le missionnaire ou desservants. À l'été 1909, Le curé David Chenard met en place un projet pour restaurer le petit presbytère. Projet qui s'élevait à 2 150,00 $.

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Le projet devint réalité au printemps 1910 avec l'ajout d'un deuxième étage et d'une cuisine de 20' x 20' du coté nord. On obtint ainsi 6 chambres pour les étrangers-visiteurs. Les travaux en bois est donnés à monsieur Alfred Sirois en date du 14 mars et les rénovations se déroulèrent d'avril jusqu'à la Toussaint.

Le toit français, qui est d'origine, fût fait par Charles Desbiens qui est venu de St-Alexandre (source : Camille "Bill" Desbiens, son arrière petit-fils).

Il fût "entretenu" et comme les curés gardaient longtemps leur cure, il ne subit aucune transformation, si ce n'est l'eau courante et l'électrification. Telle fut donc sa vocation jusqu'en 1979.

Étant jugé trop grand pour les besoins du moment, la Fabrique s'en départit en le vendant à un hôtelier du village (Ti-Coq, pour les familiers) qui en fit une résidence de villégiature en déménageant cette immense bâtisse sur un terrain qu'il avait acquis sur les rives du lac Pohénégamook.

Il en fût le 2ème propriétaire durant 25 ans.

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Avançant en âge, Ti-Coq décide de s'en départir et c'est Denise et son fils Marc-André qui en prennent possession. L'objectif des nouveaux propriétaires est de le conserver à son état premier et de le meubler d'époque pour le plaisir des yeux. Vous y retrouverez sérénité et tranquillité. Sur place, la proprio se fera un plaisir de vous parler de ses découvertes lors des rénovations.

Cette sérénité n'a pas été de toutes les époques car il y eut un curé particulièrement prompt et maniant le verbe de façon acerbe. Parlez-en à ceux qui ont "marché au catéchisme". Ils ont goûté aux énergiques mises au point faites avec ses deux mains et souvent ses pieds.

Durant la période de prohibition, les curés étaient exacerbés par les "Bootleggers" avec qui ils avaient maille à partir. La Frontière étant à proximité, cela se passait au "Beau Lake". On allait y chercher du "St-Pierre" (alcool) qui provenait comme son nom l'indique de St-Pierre & Miquelon et que l'on revendait aux Américains.

Le soir, lorsque vous contemplerez le lac devenu calme, peut-être y verrez-vous "Ponik", le monstre du lac, ou son sillage.

L'explication logique de ces apparitions est que justement un des curés gardait des esturgeons vivants et qu'à un certain moment, il les a perdu dans le lac. Un contracteur forestier, Conrad Levasseur, qui exploitait son moulin à scie à Ducharme, pour nourrir ses hommes achetait aux "pêches" de St-André des barils de harengs salées et des esturgeons vivants qu'il plaçait dans un ruisseau qui se jette dans la rivière Boucanée.
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Un jour, il y eût de fortes pluies et personne ne songea aux esturgeons, et comme la rivière se jette dans le lac... Ceci nous a été raconté par son fils Réal, qui à cette époque, était "showboy" à la cuisine du chantier.

On ne voit "Ponik" qu'en été en période de canicule. La raison est que les esturgeons qui peuvent peser jusqu'à 200 Kg et atteindre 6 mètres de longueur ont des parasites, et pour s'en débarrasser, remontent à la surface nager.


"Au coeur de La Route des Frontières"

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110, chemin de la Tête du Lac, Pohénégamook, Qc. G0L 1J0
Éric au 418.808.7020 ou info@vieuxpresbytere.net
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